Énergie et matières : la volatilité n’est plus un “événement rare”. Elle devient une caractéristique structurelle, qui exige une nouvelle discipline de pilotage.
Les flux mondiaux se recomposent. Des décisions politiques, sanctions, tensions logistiques ou restrictions peuvent déplacer brutalement l’équilibre offre/demande.
La demande d’électricité et de métaux (industrie, réseaux, infrastructures) augmente, parfois plus vite que la capacité à investir et à produire, ce qui amplifie les variations de prix.
Sur plusieurs marchés, les capacités excédentaires sont plus faibles. Un incident (arrêt industriel, météo, transport) peut avoir un effet immédiat et disproportionné.
Les PME ont optimisé leurs coûts et leur trésorerie. C’est une force… mais cela rend les chocs de prix plus difficiles à absorber, surtout lorsque les contrats clients sont rigides.
La question n’est plus “est‑ce que ça va bouger ?”, mais “à quel point et quand ?”. Dans ce contexte, définir un coût maximum redevient un outil essentiel de sérénité dirigeant.